LMD

La Faculté des Sciences est un établissement à caractère scientifique régie par le décret N° 93/028 du 19 janvier 1993 portant organisation administrative et académique de l’Université de Ngaoundéré. Elle dispose d’un régime des études, des examens et programmes d’enseignement des premier et deuxième cycles conforme au système LMD depuis l’année académique 2007/2008.

La Faculté conduit une politique de formation et de recherche sur des thématiques fortes concernant entre autres des biotechnologies, les énergies renouvelables, les simulations, la Mécanique et les Matériaux, l’environnement, la valorisation des ressources végétales et animales, les ressources minérales et énergétiques, la cartographie géologique, la géochimie des solides et des fluides, sans oublier son ouverture internationale sur les pays de la sous région d’Afrique Centrale, d’Afrique et d’Europe.

Historique

Le système LMD (Licence – Master – Doctorat) est né du processus de Bologne (Juin 1999) qui engage les pays de la Communauté Européenne à construire un espace Européen de l’enseignement supérieur, plaçant les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun fondé sur trois points clés:

  • Mise en place d’une structure commune d’enseignement en trois cycles de sortie: Licence – Master – Doctorat
  • Mise en place d’un système commun de crédits – European Credit Transfer System (ECTS) – pour décrire les programmes d’études et promouvoir la mobilité des étudiants et des enseignants.
  • Mise en place du «supplément au diplôme», outil destiné à faciliter la compréhension des études accomplies, afin de rendre les diplômes plus facilement lisibles et comparables, de favoriser l’intégration des citoyens sur le marché du travail et d’améliorer la compétitivité du système d’enseignement supérieur européen à l’échelon mondial.

Harmoniser (non pas uniformiser) les diplômes, les rendre plus lisibles et comparables sont les principaux mots-clés du système LMD.

Mus à la fois par leurs liens séculaires avec les anciennes puissances coloniales et par les enjeux inhérents à la mondialisation, les pays Africains, en particulier les pays francophones, ont emboité le pas au processus de Bologne et ont engagé leurs universités dans le système LMD. L’Union Africaine, l’Association des Universités Africaines (AUA), le CAMES, les organisations régionales (UEMOA, CEMAC, etc.) sont partie prenante du processus.

Dans le cas de la CEMAC, le processus, initié en 2002, abouti le 11 Février 2005, à la déclaration des chefs d’Etat, instruisant la mise en place du système LMD dans l’espace CEMAC. Le système est en vigueur dans les universités Camerounaises depuis Octobre 2007.

Organisation fonctionnelle du système LMD

«Le système LMD est une réponse institutionnelle dans la mesure où son application demande que toute l’université opte pour un système homogène de présentation des formations : cursus des études, durées des semestres, volume horaire minimal d’une unité d’enseignement, intitulé des diplômes. Cette réponse institutionnelle permet en fait à l’apprenant de n’être pas bloqué dans un seul type de formation : toute l’offre de formation de l’université est à sa disposition pour se constituer son propre parcours. Pour que la souplesse des parcours de formation soit effective, il faut que l’ensemble des cursus s’inscrive dans un cadre relativement homogène. Cela est rendu possible par la structuration de toutes les formations en trois cycles et par la semestrialisation» (AUA, 2008). Le système LMD se décline en: Une architecture des études en 3 grades: Licence – Master – Doctorat Une organisation des formations en semestres et en Unités d’enseignement (UE) capitalisables. Le semestre, durée périodique de l’enseignement, permet une modularisation des cursus. Il comporte un nombre fixe de semaines réservées à l’enseignement et aux évaluations (en moyenne 14 – 16 semaines par semestre). Une UE constitue une subdivision autonome à l’intérieur d’un programme d’études ou d’un parcours: c’est un ensemble cohérent impliquant un ou plusieurs champs disciplinaires centrées sur une (ou des) compétence(s) à acquérir. Chaque UE est évaluée en crédits. Un crédit correspond à la charge de travail (cours, travail personnel, stage, mémoire, etc.) requise pour que l’étudiant atteigne les objectifs de l’UE. En moyenne, la valeur d’un crédit varie, selon le cas, entre 15 et 25 heures. La notion de capitalisation des UE contenue dans le système LMD vise à «permettre à l’apprenant de se construire un parcours adapté à ses possibilités et à ses besoins». C’est en ce sens que la souplesse de la formation doit lui permettre de choisir et de combiner les UE les plus adaptées à son profil et à ses objectifs de formation, et dans le temps qui lui convient. Ceci a pour finalité d’augmenter les chances de réussite de l’apprenant. «Au sein des parcours de formation, les UE sont définitivement acquises et capitalisables dès lors que l’étudiant y a obtenu la moyenne requise». Bien que les départements puissent choisir différents types d’UE selon leur besoin de formation, toute offre de formation dans le système LMD comporte en général quatre grandes catégories d’UE: Les UE fondamentales: correspondant aux enseignements que tous les étudiants doivent suivre. Les UE transversales ou d’ouverture: enseignements destinés à donner des outils à des étudiants de diverses provenances. Les UE optionnelles ou complémentaires: réservées à certains étudiants à des fins d’approfondissement ou de professionnalisation. Les UE libres: UE que l’étudiant choisit librement selon ses goûts ou ses besoins. Les UE fondamentales et les UE transversales comptent pour un minimum de 75% et un maximum de 85% des 30 crédits d’un semestre. Les premiers comptent pour 75% de l’ensemble.Le Domaine recouvre plusieurs disciplines et leurs champs d’application, notamment professionnels. Il exprime les grands champs de compétence qu’offre l’institution universitaire. Un domaine peut être transversal à plusieurs départements ou établissements. Le domaine est décliné en Mentions, assimilables aux pôles de compétences du domaine (Ex. Domaine Sciences et Technologies, Mention Sciences de la Matière). Pour chaque mention, un parcours type, défini par le département, est proposé. Toutefois, l’étudiant peut élaborer son propre parcours avec l’appui de l’équipe de formation. Le parcours est donc le chemin choisi par l’étudiant pour réaliser son projet de formation et son projet professionnel grâce à l’ensemble des UE qui lui sont proposées dans les différents domaines de formation.

Les enjeux du système LMD

Au-delà du suivisme néocolonial dénoncé dans les débats relatifs à l’introduction du système LMD en Afrique, il convient de relever que le système LMD présente pour l’Afrique, dans le cadre de la mondialisation, une opportunité d’harmonisation de son système et de ses pratiques universitaires, à la fois en termes de qualité et de survie. C’est d’ailleurs sur cet enjeu que repose le processus de Bologne pour la Communauté Européenne. A cet égard, on peut admettre en échos avec l’AUA (2008), que la réponse à cet enjeu repose sur quelques principes fondamentaux à mettre en œuvre par
l’ensemble des universités Africaines: Favoriser la réussite des étudiants: en multipliant les structures d’information et d’orientation à eur intention; en leur proposant de cheminer avec l’aide de conseillers académiques; en systématisant l’accueil des étudiants par les enseignants; en prévoyant des enseignements de remise à niveau pour ceux qui seraient en difficulté dans tel ou tel domaine. Inviter les enseignants à enseigner et évaluer autrement. C’est-à-dire: enseigner en se fondant sur l’usage des techniques pédagogiques modernes utilisant les ressources technologiques actuelles et en prenant les apprenants comme des acteurs adultes, responsables de leur formation; évaluer primordialement pour valoriser et non pour sanctionner ou sélectionner ; ce qui signifie revoir tout le système  d’évaluation et particulièrement multiplier la palette des outils d’évaluation.Amener les étudiants à étudier autrement, c’est-à-dire à devenir un apprenant actif grâce à: l’importance accordée au travail personnel; un tutorat et une orientation individualisés; une initiation effective et continue à la recherche documentaire et à l’investigation scientifique; la mise à sa disposition de supports de cours; la  multiplication des opportunités d’acquérir de l’expérience professionnelle avant la sortie de l’université. Professionnaliser l’ensemble de la formation. C’est-à-dire axer toutes les formations sur les projets professionnels des apprenants par la définition: des objectifs et des activités d’apprentissage en termes de compétences; des contenus de la formation en adéquation avec le marché de l’emploi; de la professionnalisation en lien étroit avec l’auto-création d’emploi; d’un schéma de professionnalisation prenant en compte la logique des projets tutoriaux, l’alternance entreprise-université, l’évaluation des stages en crédits capitalisables. Enfin, gérer autrement. C’est-à-dire procéder à uneréorganisation de la gestion et de l’administration universitaires par: le traitement en amont des problèmes de gestion et de logistique des universités; la prise en considération des coûts de la mise en place du LMD; la réorganisation des services d’information, d’accueil et  d’orientation des étudiants; l’organisation d’un service de suivi du parcours individuel des étudiants; la mise en place de structures de gestion au niveau du département mais aussi du domaine de formation; la formation du personnel de gestion et d’administration

Organisation des UE, crédits et règles de passage

L’architecture des enseignements comporte : des UE Fondamentales (60% des
crédits, 18 crédits), des UE Optionnelles/Complémentaires (20% des crédits, 6 crédits) et des UE Transversales (20% des crédits, 6crédits). L’ensemble des UE est réparti sur 2 modules: un module constitué uniquement d’UE transversales et un autre module
intégrant les autres UE. Le nombre de crédits par matière varie de 3 à 6, avec une répartition horaire moyenne de 15 heures pour 1 crédit, dont 10 heures en présentiel. Toutefois, pour les Travaux Pratiques, la valeur du crédit est de 15 heures, exclusivement en présentiel. Les notions de crédit et de coefficient sont assimilées. La validation entraîne l’obtention de la totalité des crédits de l’UE et peut se faire soit avec une note supérieure ou égale à 10, soit par compensation au sein d’un module, lorsque la note est strictement inférieure à 10 et supérieure ou égale à 07 et que la moyenne pondérée (par le coefficient) du module est supérieure ou égale à 10. Pour ce qui est de l’évaluation, les Contrôles Continus (CC) comptent pour 20%, les Travaux Personnels de l’Etudiant  (TPE) pour 10% et l’Examen Ecrit (EE) pour 70% en ce qui concerne les UE sans TP. Pour ce qui est des UE mixtes, les CC comptent pour 20%, les TP pour 20%, le TPE pour 10% et l’EE pour 50%. Quant aux UE-TP, les CC comptent pour 60% et l’EE pour 40%. Les conditions de passage d’un semestre à un autre au Cycle de Licence sont les suivantes : le passage du semestre 1 au semestre 2 est automatique. Pour passer du semestre 2 au semestre 3, l’étudiant doit avoir validé l’un des semestres 1 et 2 ou avoir capitalisé un minimum de 45 crédits sur les deux premiers semestres. Pour passer du semestre 3 au semestre 4, l’étudiant doit avoir validé l’un des trois premiers semestres et avoir capitalisé un minimum de 60 crédits sur les trois premiers
semestres. Pour passer au semestre 5, l’étudiant doit avoir validé les semestres 1 et 2 et avoir capitalisé un minimum de 100 crédits sur les quatre premiers semestres. Pour passer au semestre 6, l’étudiant doit avoir validé les semestres 1 et 2 et avoir capitalisé un minimum de 135 crédits sur les cinq premiers semestres. Pour ce qui est du cycle de Master, l’admission au Semestre 1 est de droit pour tout titulaire de licence de la spécialité ou de tout autre diplôme jugé équivalent. Le passage du semestre 1 au semestre 2 est automatique. Le passage de Master 1 en Master 2 est sélectif et conditionné par une bonne mention (minimum de 12/20) en Master 1. Le semestre 4 de Master est consacré au Mémoire pour 30 crédits. La pratique du Système LMD à la Faculté des Sciences est assez homogène, à ceci près qu’en ce qui concerne la Mention Sciences de la Santé, ce sont exclusivement des diplômes professionnels qui
sont délivrés: Licences professionnelles et Masters professionnels. A cet effet, à chaque cycle des enseignements sont faits sous forme de stages en milieu professionnel. En outre, dans cette mention le crédit a un poids de 20heures.

Téléchargez le document relatif à l’arrêté N° 00/0055/MINESUP/DDES du 17 novembre 2000 portant régime des études et des examens et programmes des enseignements des premier et deuxième cycles de la Faculté des Sciences